Rêve du 28 avril 2007
Quelqu’un me dit : « L’existence de la rose montre que nous avons besoin du beau car elle n’a aucune nécessité pour nous. » Je ne reconnais pas la voix qui me parle, je suis frappé par l’énonciation précise de cette pensée surgie au milieu d’une nuit embrouillée.

28 avril 2007
Hier, dans la soirée, j’ai été frappé par l’éclosion d’un bouton de rose sous ma fenêtre. En me promenant dans le jardin, vu aussi une superbe rose épanouie, seule au sommet du petit porche où les roses grimpantes sont encore en croissance. Par contre les pivoines de Chine défleurissent, la rose éparpille ses pétales à ses pieds, la rouge entoure encore vigoureusement ses étamines jaunes mais ses pétales commencent à noircir et à se faner.
J’assiste à un tournage de Patrick dans le jardin pour un petit film qui doit accompagner le prochain film de Houellebecq. Je suis frappé par le caractère fragmenté du travail d’un film. Les séquences sont courtes, souvent reprises. Quelle difficulté pour les acteurs ! Quelle patience, quel sang-froid sont nécessaires. Il m’a fait participer accessoirement à deux scènes sans que je m’y attende, je me sentais comme un objet sous le regard de la caméra, comme il était à côté de moi cela m’a été agréable et je n’ai pas eu le trac, n’ayant rien à dire, ni à faire. Seulement à être là.

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