cet air de rien

Anna Urli-Vernenghi

« Conversations avec Picasso » – Brassaï

« … je m’attendais à un atelier d’artiste et c’était un appartement transformé en capharnaüm (…) : quatre ou cinq pièces entièrement vides de tous leurs meubles habituels, remplies de tableaux entassés, de cartons, de paquets, de baluchons contenant, la plupart, les moules de ses statues, de piles de livres, de rames de papier, d’objets hétéroclites, posés pêle-mêle, au long des murs, à même le sol, et recouverts d’une épaisse couche de poussière. Les portes des chambres étaient ouvertes, peut-être enlevées même, ce qui transformait ce grand appartement en un seule atelier (…) On marchait sur un parquet terne, patiné, privé d’encaustique depuis longtemps, recouvert d’un tapis de mégots.

« En ce temps-là, j’utilisais encore des plaques. On en chargeait les châssis, ils pesaient lourd ; j’en avais pour vingt-quatre photos. Si je voulais en faire davantage, je devais les décharger et les charger sur place, dans un sac noir en tissu opaque qui, muni de deux longues manches, ressemblait à un vampire ».

« Montrez-les moi toutes, toutes…. c’est curieux, n’est-ce pas, mais c’est par vos photographies que je peux juger mes sculptures… à travers elles, je les vois avec des yeux neufs. »

picasso_boisgeloup01_640

Précédent

Noire – Tania de Montaigne

Suivant

« Délivre le désir qui te brûle – Dante « Le Paradis »

  1. Caroline D

    Curieux peut-être. Mais je comprends parfaitement.

Laisser un commentaire

Fièrement propulsé par WordPress & Thème par Anders Norén

%d blogueurs aiment cette page :