Florence est si belle que c’en est follement irréel ; la beauté des villes modernes consiste en une sensation de leur puissance, de leur cruauté, de leur caractère impersonnel, massif, + de leur variété (comme à New York ou à Londres) vue en contraste avec les vestiges architecturaux d’un beau passé (comme à Boston, un peu, et beaucoup plus à Londres, à Paris ou à Milan), mais ce n’est pas la beauté que l’on trouve ici. Florence est entièrement belle, je veux dire entièrement située dans le passé, c’est une ville musée, qui a un présent (les Vespa gonflées, les films américains, des dizaines de milliers de touristes), mais la grandeur, la densité + l’homogénéité esthétique de la ville est telle que les éléments modernes – au moins leur partie italienne – ne choquent pas, ne gâchent rien (…)
Le temps est parfait, assez doux pour qu’on sorte à toute heure en robe de coton ou en manches de chemise (la température ne baisse pas le soir, comme en Californie) mais jamais trop chaud. J’ai une grande fenêtre, haute de plus de deux mètres, dans ma chambre : j’ai laissé les volets grands ouverts toute la nuit dernière, je ferai la même chose ce soir…

Renaître