Etre au monde, d’après ce que j’ai pu comprendre, c’est vous voir confier une personne et en être responsable, et en même temps être confié à cette même personne qui est responsable de vous. Ces sept années ne furent pas rien. N’y en aurait-il eu que la moitié ou la moitié encore, elles n’auraient pas moins compté.
On ne peut se plaindre de la brièveté, ce n’est pas juste, mais de la trop longue durée, si. J’ai ressenti de l’embarras à vivre encore. Je n’éprouve plus de douleur à voir le ciel ressembler parfois à celui d’un mois d’août passé ensemble en vacances, mais je rougis de pouvoir le regarder, d’être resté.

Une fois, un jour