Arrive une première douceur. Tu ne réagis pas, non par coquetterie, l’envoi n’appelant pas de réponse. Tu l’oublies. Il revient avec un bonjour amusé depuis Notre-Dame-des-Landes où la manifestation bat son plein (l’homme fait aussi dans l’écologie). Tu arrives justement près de Notre-Dame à Paris où tu vis. Ça t’amuse obligatoirement. Sous bénédiction, s’esquisse là notre brin d’histoire.
La présence est épisodique. Un frémissement de jalousie, histoire de… lorsque tu sais que ronde il y a. Les adjectifs improbables se succèdent. Il est dans le vrai plaisir du mot juste. Son éloquence, virevoltante. Tu réponds avec toute ta simplicité à tant d’emphase. Ce sont des moments de vie délicieux,  il faut bien le dire.
La campagne présidentielle bat son plein. Il va trop loin. Tu es blessée.
Je suis infiniment ému et impardonnablement léger d’avoir rompu avec la subtilité qui vous sous-tend admirablement. Je ne maîtrise pas tout. Vivre c’est difficile. – Tu reviens.
Tu n’as pas percuté. Senti venir l’addiction. Tu n’y pensais pas, ne l’envisageais même pas. Il te fait rire, mais rire, quand il ironise sur Macron et sa soudaine dilection pour le vide.  Mais il te donne à manger cet homme-là quand certains jours tu ne vas pas bien. Il sent quand il faut te faire une salade de fraises avec une ondée de Limoncello et quelques feuilles de basilic, une soupe incertaine. Que sais-je encore… Oui, on peut dire : c’est du vent, c’est facile !
Mais non.
Tu ressens pour lui attachement, amitié. Fine mouche, l’attraction pointe le bout de son nez. La cristallisation ne va pas tarder. Gare ! dit Stendhal.
Aucune vulgarité. Aucune allusion sexuelle. Aucune question personnelle des deux côtés. Jamais Ô grand jamais…
Tout, dans la manière.

à suivre,