Quand mon père et ma mère s’aimaient à Gembloux
après s’être chamaillés toute la journée,
ils se retrouvaient corps à corps s’aimant beaucoup
et se mêlant dans une amoureuse mêlée.

Je souffrais quand mon père disputait ma mère
sans comprendre que ce n’était pas important
parce que cette nuit ils remettraient l’affaire
de s’aimer en se joignant amoureusement.

Alors ma mère se retrouvait engrossée,
pour la énième fois un enfant dans son ventre
grandissait, grandissait pour la folle épopée
de se pousser et hurler parce que l’attente

de tout enfant est celle de croire qu’un jour
Dieu lui donnera d’avoir l’Eternel Amour.

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Poème