Il y a cet auteur dont j’ai tant aimé un de ses livres. Dont j’aime tant un de ses livres. Comment résister au plaisir de mettre sur Twitter deux trois citations avec les photos qui me semblent justes. Un jour, en fin d’après-midi, il y a quoi, presqu’un an, le plaisir de recevoir un mail sibyllin de remerciement.  – J’y crois pas !  C’est vous ! – . Ce côté nature lui a plu sûrement. De fil en aiguille, comme on dit, d’autres échanges, pas beaucoup. Discret, il en vient à me parler longuement de sa famille, de son antre, de ses peurs, mes réponses, toujours joyeuses. Un jour pourtant, vers l’automne, allez savoir pourquoi, comment, un mail incendiaire, accusateur de je ne sais quoi, sur un quiproquo évidemment. – ça m’a déstabilisée. Fait peine. C’est pas pour moi tout ça, ai-je pensé,  je sais pas faire, alors, Bye Bye Monsieur !
Et la vie qui va…
1er janvier arrive finalement. Un mail, annonciateur de paix, mais non, il n’a pas pu s’en empêcher, encore moralisateur.
– Vous savez quoi ? Je vous souhaite une bonne année et vous embrasse.
Et nous nous sommes oubliés l’un l’autre.
Il y a quelques jours, la surprise. Un mail, cette fois très simple, élégant, sans fioritures. Il m’annonce son départ, je fais partie des quelques personnes à qui il veut dire au revoir, écrit-il, et me remercier tout compte fait, pour cet échange un peu fou.
Vous savez quoi ? Touchée !