C’est malin ! J’ai pris une claque en rangeant quelque chose dans un placard. Comme saisie d’une interrogation. Les autres placards. Le pincement, qui s’accentue. L’évidence. La claque. Plus une jupe, plus une robe. Toutes données, lâchées, abandonnées. Depuis la mort d’Urli, toutes aux oubliettes. Sacs il y a. Manteaux il y a. Impers il y a.  Jeans il y a. Pulls et chemises blanches. Je m’assieds sur le lit. Triste. Comme désertée de moi. Envie de pleurer.
Et j’y repense à mes robes et jupettes…
J’ai toujours eu un faible pour les vastes robes de gitane. La jaune, incroyable, avec tous ces noms de villes imprimés. Celle, évasée, en coton blanc avec sa dentelle surannée. Urli aimait y fouiller les alentours. Et les mini ! Les mini…
C’est malin !
… quand même, qu’elle était belle ma mini noire de chez Courrèges.
Qu’elle était belle. Et je souris.