cet air de rien

Anna Urli-Vernenghi

la forme de l’amour – Camus

La mort donne sa forme à l’amour comme elle la donne à la vie – le transformant en destin. Celle que tu aimais est morte dans le temps où tu l’aimais et voici désormais un amour fixé pour toujours – qui, sans cette fin, se serait désagrégé. Que serait ainsi le monde sans la mort, une suite de formes évanouissantes et renaissantes, une fuite angoissée, un monde inachevable. Mais heureusement la voici, elle, la stable, René devant Pauline, verse les larmes de la joie pure – du tout est consommé – de l’homme qui reconnaît qu’enfin son destin a pris forme.

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  1. Parallélisme… : « La tragédie de la mort est en ceci qu’elle transforme la vie en destin, qu’à partir d’elle rien ne peut plus être compensé. »

    (André Malraux, « L’Espoir », 1937, Gallimard Nrf 1986, page 218)

    • admin

      Je ne vois votre réponse que maintenant ! Et oui, chacun de nous peut en parler de cette façon ou de l’autre.
      Continuer votre agréable voyage !
      Merci, Anna

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