Oui, je sais, il faut porter beau. Never explain never complain.
Et bien non, ça va, quoi ! Ma colère au moins elle diminue ma peine un peu, un tout petit peu. Je ne l’ai pas vu venir la peine. Je pensais, puisque j’avais dit Non que tout allait bien se passer. Restons amis, etc. etc… Tu parles ! La peine elle connaît bien des chemins pour venir te sabrer.
Je raconterai la petite histoire plus tard, elle vaut le détour, elle n’est pas le sujet du jour. Le sujet, c’est la colère ! Je n’accepte pas que l’on me mette dans cet état sous prétexte que : « Vous auriez quand même pu deviner que… ».
Je prends ma part. J’ai cru à la beauté d’une rencontre. J’ai cru à ce que je lisais. J’ai cru que jamais cet homme-là ne me ferait le moindre mal avec les mots. En fait, c’est très banal. L’égoïsme. Un certain hermétisme à ce que peut ressentir l’autre. Un côté Circulez, y’a rien à voir.
J’ai ce que je mérite diront certains. J’accepte l’idée.
Je lui en veux de m’avoir fait vivre ce côté minable d’une rencontre à bas coût, m’avoir mise dans une situation humiliante, se taisant sciemment sur sa vie familiale. Me mettant devant le fait accompli.
Par ailleurs, l’ambiguïté, qui demeure, je n’accepte pas que l’on me dise Oublie, passe à autre chose. On n’oublie pas comme ça ce qui vous a fait vibrer, je crois.