Le seul jour de l’année où je me cache, me terre, où j’ai très mal. Le vingt-quatre décembre. Rien n’y fait. Même la joie, vraiment, qui est là, je la sens, même cet amour inattendu, nouveau, ne m’aident pas à apaiser ce chagrin du jour. Alors, il faut que ça passe… privilège … je bois du Champagne.
Je commence tôt. Pour être avec eux.
Parce que je les aime, ces absents du 24 décembre.
Parce qu’ils riaient que je sois si gaie, parce qu’ils me trouvaient jolie dans un petit truc, je ferai un effort pour m’habiller, me maquiller, me parfumer.
La maison, propre, rangée. La musique, omniprésente, tout partout. En fin de journée, j’allumerai un feu dans la cheminée, il y aura l’harmonie des bougies, des jeux de lumières. Je répondrai à quelques appels d’amies merveilleuses, à des messages sur Twitter. C’est important.
Parce que c’est la nuit de Noël.
Parce que la nuit est longue avant d’écouter l’homélie du pape François,
je boirai, je boirai ce Champagne.
Et serai perdue dans toute cette beauté par cette absence implacable d’eux.