cet air de rien

Anna Urli-Vernenghi

Fuguer

Bien gris ce matin parisien où je me vois nettement, face à mes contradictions, Je sens bien ce mystère, je sais que je suis absolument capable de les affronter, de les effacer, comme ça, je sais ça, et je les laisse là, s’empiler. Je suis fatiguée. Mon centre est menacé.
Je voudrais connaître l’art de la fugue. Fuguer, loin de tout ça. Fatras de foutues pensées ressassées, accumulation pour rien. Ne menant à rien. Encombrement. L’effritement en moi, je déteste ce sentiment, J’aime le solide léger, l’écoulement du temps, la belle lenteur ; simultanément ne pouvant me passer de la vivacité, de cette gaieté, de l’impossible que je crois toujours possible, depuis l’enfance.
La jouer fine, je sais pas faire, ou alors oui, dans la spontanéité, pas dans la stratégie. Alors, inutile de t’en faire, Anna, de te prendre la tête. Oublie les il faut que. N’oublie pas le Sois désinvolte, de Fabienne Verdier.
Continue.

*

Précédent

L’étrange

Suivant

La pensée désirante

  1. Bennani

    Parfois nous affrontons l’ennui la lassitude, que faire marcher flâner écouter de la musique

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Fièrement propulsé par WordPress & Thème par Anders Norén

%d blogueurs aiment cette page :