Ce matin j’ai demandé pardon à quelqu’un. Je ne sais si je le recevrai. Je dirais que c’est secondaire. L’important est d’oser le demander. Demander pardon c’est mettre à mal son orgueil en posant le mot, c’est se déjuger, faire confiance au jugement de l’autre. Se sentir libérer de carcans. Ne pas attendre de l’autre qu’il demande aussi pardon.
Et puis, dans le calme de cette action, je me suis posée une question.
Combien de fois as-tu demandé pardon ces dernières années ? N’y a-t-il pas eu ces moments de conflits, ces situations ces séquences compliquées qui auraient mérité cette demande. Et tu ne l’as pas fait.
Alors, pourquoi là ?
Parce que là nous frôlons l’intime. Parce que ma naïveté fit du mal. J’ai coloré inconsciemment une histoire, voulant lui donner une saveur qu’elle n’avait pas. Par délice. Par gourmandise. Parce que si l’on joue avec le feu on se brûle.

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