J’ai connu Florence lorsque je dus vendre notre appartement du 11e arrondissement. Elle l’acheta. Notre rencontre se fit chez le notaire pour la promesse de vente. Une jeune femme brune aux cheveux longs légèrement ondulés. Un beau visage. De l’allure. Un mystère émane d’elle. Une distance. Beaucoup de classe. Je connaîtrai plus tard la qualité de son humour. J’appris qu’elle travaillait chez Gallimard. « Il y a quelqu’un que j’aime chez Gallimard, que toutes mes copines détestent : Sollers. – « C’est un amour. »
À la vie à la mort avec Florence !
Nous aimons déjeuner ensemble. Toujours elle m’apporte des livres.
Me fait découvrir des auteurs.
Ce matin, nous nous sommes retrouvées au Flore, pour un café. Je vais donc découvrir Patrick Wald Lasowski « Le grand dérèglement ». Le libertinage.
Le poète Jean Ristat, que je ne connaissais pas. J’ouvre, pour le plaisir : Comme tu aimais les vagues lorsqu’elles font
Le bruit d’un livre qu’on feuillette et nous racontent
L’histoire du ciel amoureux de la terre
(ô, toi, je vais t’aimer je le sens).
Les poèmes d’Alicia Gallienne. Deux contes de Le Clezio « Chanson Bretonne » « L’enfant de la guerre ». Eden, de Guyotat. « Le cercle des tempêtes » de Judith Brouste…
Jolie matinée non !

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