Je ne sais, vous, si vous tenez vos programmes quotidiens en cette période, me suis rendue compte que les cinq premiers jours les listes informelles ont été respectées. Et puis j’ai glissé. Dévissé le premier dimanche. Le grand n’importe quoi depuis. Côté alimentation, je ne sais même plus quelle est la couleur d’un haricot vert, le salé gourmand a encombré le réfrigérateur. Le tapis de sol roulé dans son coin etc, le pathétique a suivi.
Mais, jusqu’à présent, toujours, même si je ne sais pas nager, je vais au fond de la piscine et je rebondis. Le rebond, ce fut ce matin. Basta la dérive.
Avec les gestes habituels du ménage quotidien, pas le grand, vous voyez… l’essentiel. Les carreaux attendront demain.
La reprise en main corporelle. Nettoyer tout ce surplus, ce mauvais teint qui s’installait. Gommages. Masque. Crème. Ça fonctionne, parce que l’envie est là.
Parce que le rythme se retrouve. Parce que le corps en fait n’aime pas la dérive.
Maintenant je peux écrire mes futilités.

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