Le bleu, en haut. Le vert s’étoffe, en bas. Les oiseaux, entre les deux. Et puis là, à ce quatrième étage de cet appartement dans cette rue-là, l’appartement qu’il faut aérer, nettoyer, peut-être plus que d’habitude en ce moment.
Le lit défait. Chaque matin, le mettre en ordre. Toujours cette fêlure. Quotidienne. Ni plus ni moins piquante jour après jour. La fêlure du lit défait.
La fêlure du lit à moitié défait.
Je sais ça depuis le temps. Rien n’y fait. J’ai vécu avec Clem après la mort d’Urli. Rien n’y fait. La fêlure, qui n’a rien à voir avec l’absence, je pense, plutôt liée aux gestes d’amour aux étreintes aux baisers aux rires aux conversations nocturnes aux silences délicieux d’être à deux côte à côte. Comment faire alors?Je ne me pose plus la question. Je fais le lit. Cette fêlure finalement est terriblement vivante.

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