Comme souvent Catherine sait me remettre sur le bon chemin, pas forcément linéaire d’ailleurs ce chemin, elle me connaît bien, il peut bifurquer, se perdre, qu’importe, c’est le bon. Ce matin j’étais pas bien, mal à l’aise sur cette bluette grand modèle que je prépare. Je n’y arrive pas. Un ton bien trop sombre. Aucune légèreté. Aucun humour. Trop sérieux. Pénible, quoi.
Réponse claire et nette : « Je ne comprends pas pourquoi tu veux absolument écrire une bluette. Cette histoire est le contraire d’une bluette. C’est un truc d’adultes, de couple, de sexe.
Rentre dedans putain !

Puisque tu as accepté d’y entrer, ASSUME !
Et écris dessus. Pas une histoire à l’Eau de Rose qui n’a jamais existé.

Si tu n’es pas capable d’écrire d’histoire c’est que tu ne l’assumes pas.
Suivi d’un réconfortant : « Je t’aime quand même.« 
Révélation ! Quelquefois on s’enferme dans des schémas, on se demande bien pourquoi. Et d’un coup, je sais comment commencer, je sais où je veux aller. J’ai pas peur des mots que je pourrai mettre. Je crois que je vais aimer ce travail. Me forcer. Oser. C’est ça, absolument ça. Oser.

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