cet air de rien

Anna Urli-Vernenghi

Vous avez un marteau ?

Il était une fois, ai-je ainsi envie de commencer mon texte sur Stanislas.
Je me devais de faire un billet sur ce personnage délicieux. Dans la vie d’avant, il s’occupait de finances pour un grand groupe, et l’idée s’incrusta. La belle idée de vivre au rythme des fleurs. C’est ainsi qu’il devint fleuriste. Merveilleuse boutique rue Racine, qui donne sur une arrière-cour pavée qu’il remplit à l’envi des fleurs du moment. Bien sûr on dit de lui c’est un dandy. Ce n’est pas le premier mot qui me vient à l’esprit. Poète. Il écrit. Divinement bien. Dans cet antre je lisais des poèmes qui étaient épinglés ça et là, tous transcrits à la main au stylo plume. Je tenais alors un texte puissant, d’inspiration baudelairienne à l’évidence. J’en connaissais pas l’auteur.
Stanislas, je ne le connais pas lui. Il mérite d’être connu.
C’est moi. Anagramme.
Il sort victorieux d’un va et vient avec l’administration pour avoir au moins le droit de livrer des fleurs qui proviennent de petits producteurs qui autrement devaient brûler leurs merveilles. Il s’est battu pour ça.
Et ce matin…, les tulipes joyeuses rose pâle et blanc-vert clair, et ces branches de lilas. Me suis sentie comme dans un film de Jacques Demy avec tout ce charme autour de moi…
Stanislas n’oublie pas pour autant d’être pragmatique.
Vous avez un marteau ?
– …? oui…
Il faut frapper le bout des tiges au moins sur 10 centimètres pour que l’eau puisse pénétrer.
Ce qui fut fait.

*

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  1. Faut-il se mettre martel en tête ? La philosophie à coups de marteau, disait Nietzsche. Mais n’utiliser qu’une rose pour enfoncer le clou… 🙂

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