cet air de rien

Anna Urli-Vernenghi

Cahiers et carnets

Tout un monde. Je ne résiste pas au cahier, au carnet. Je les ouvre systématiquement. Je veux voir la couleur des pages, sentir le toucher. Je ne supporte pas ceux avec ces pages blanc d’hôpital, au brillant insupportable.
Là aussi il me faut de la douceur.
L’incontournable, le carnet Moleskine à couverture souple, pages blanches, de ce blanc que j’aime, laiteux. Je le trimbale partout. Souvent j’ai voulu changer. Prendre tel ou tel autre. Rien n’y fait. Je reviens vers l’incontournable. J’aime le son du stylo plume sur les pages, j’y écris mes banalités du jour.
Puis ces cahiers. Un amour, mais un amour pour eux. Le Cérusier édité par Orsay avec ses feuilles crémeuses à souhait, lignes en pointillés. Une merveille. Et puis les découvertes. Comme des rencontres. Je prends. Qu’ai-je donc de si important à noter ? Les poèmes. Les citations. À répétition. Ils sont pleins de Sollers, de Quignard, d’Erri, d’Anaïs et d’Henry.
En fait, un plaisir.
Alors, on va s’faire plaisir « L’amour est vague, l’intimité est précise ».
…On ne peut mieux dire, n’est-ce pas ?
Envie du moment. Vous taquiner. Ne pas mettre l’auteur.
Vous le connaissez… Oui, c’est bien de lui…

*


Précédent

L’hôtel Les Marronniers

Suivant

Les couteaux volés

  1. Le solipsisme voudrait, à la question posée, que la réponse soit : « Sollers »… mais sans doute trop facile ! 😉

    • admin

      Tardive réponse. Mais oui, c’est lui, Sollers.
      Il ne faut pas craindre la facilité.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Fièrement propulsé par WordPress & Thème par Anders Norén

%d blogueurs aiment cette page :