Les bras m’en tombent…
Cash fut la réponse de mon amie Catherine. Comme on efface la craie sur le tableau noir, je voulais qu’elle prenne un chiffon, qu’elle efface la fêlure qui se ravive d’un coup à cause d’un visage que je pensais remisé aux oubliettes de la mémoire. Qu’elle fasse ça. Et que l’on passe ensuite à autre chose comme si de rien n’était. Qu’on papote… J’avais oublié les sentiments.
Les bras m’en tombent…
Te revoilà encore avec lui parce que tu as revu ce visage. Il n’y a pas de sentiments. Tu l’as mis sur un piédestal où il n’a pas à être.Tu es dans le pur fantasme. Tant que tu y resteras tu ne donneras pas la place à celui qui arrive. Il restera inattaquable, je te l’ai déjà dit : tu n’as pas connu ses chaussettes sales dans la salle de bains.
Il est mort pour toi. Il a toujours été mort pour toi.
Elle a raison l’amie Catherine et beaucoup de patience avec la pénible que je suis. Voilà, j’ai été présomptueuse, je pensais avoir réussi la banalisation, être arrivée à l’indifférence. Je n’y pensais plus. Vraiment. Que nenni !
Et dire qu’en toute confiance je postai la veille de ce jour pénible, une citation de mon cher Peter qui aurait dû me mettre la puce à l’oreille : Je ne ressens plus le bonheur, maintenant que dans l’imaginaire.
Il y a des jours comme ça…

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