C’est bien beau de ranger, de trier. On trouve des fantaisies, des petits objets à deux sous, des photos oubliées, des photos qui ne font pas mal, qui ravigotent en fait. La vie en bleu. Et puis des paquets de dessins d’enfant. Dessins sur n’importe quel support. Petit format. Grand format. L’imagination enfantine me laisse sans voix. – Qu’en faire ? D’abord les regarder.
Quelle audace dans ces dessins.
Quel sens des couleurs ! Quelle envie de figurer la vie…
C’est fascinant.
Alors, je ne peux pas.
Je ne peux pas les déchirer.
Rien de triste dans ce renoncement. Je veux peut-être me faire plaisir en écrivant ces derniers mots… et alors ?

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