Toute propre ma maison. Elle respire la cire, le frais, l’envie de bien faire. J’avais fait ça pour moi. L’impulsion. Je trouvais que je la négligeais. Une certaine nonchalance côté poussière sur les bibliothèques, vous voyez l’genre.
Et j’apprends par Daniel, qui a le mandat de vente, qu’étonnamment « ça bouge! » – Deux visites aujourd’hui pour ma maison m’annonce-t-il. Une à 14 heures l’autre à 17 heures. J’veux pas la vendre ma maison ! Pourquoi ai-je fait toutes ces sottises qui m’amènent à cette décision. J’me foutrais des baffes…
C’est curieux ces variations de pensées. Quand j’ai décidé de vendre, j’étais sereine, sûre de moi, absolument pas préoccupée par l’idée de trouver autre chose. Même pas peur ! C’est la vie ! etc… Renversement aujourd’hui. Je sens que pointe le bout de son nez cette foutue réticence à dire oui à toute proposition. Et je vais aller droit dans le mur… droit dans le mur.
Alors je demande. Je demande de rester ici. Dans cette lumière.

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