cet air de rien

Anna Urli-Vernenghi

Retrouvailles

Souvent Catherine, après une séance d’hypnose quelle qu’elle soit, demande que l’on limite ses activités sur ordinateur, téléphone toute machine afin que le cerveau prenne le temps d’enregistrer les réponses de la séance, sans être perturbé par de nouvelles données.
Une réinitialisation en quelque sorte.
Elle me recommandait une dizaine de jours de silence.
J’ai la sensation que la réinitialisation s’est faite de fait, si je puis dire.
J’ai une pêche. Une retrouvaille avec moi-même, une retrouvaille avec ma tête, une retrouvaille avec mon coeur, open bar, plus du tout opprimé.
Des retrouvailles qui valent de l’or. Non pas du fait de mon importance en ce vaste monde, du fait que cela signe la fin du temps perdu, gâché.
Et ça, ça vaut bonbon.
J’ai fait une longue promenade dans ce jardin que j’aime, j’y ai vu des merveilles. Je pouvais ne pas m’arrêter de les photographier si je voulais.
Je voyais tout sous l’angle de la beauté. Evidemment, j’ai poursuivi la promenade en allant faire un tour vers la jolie rue Racine, que j’ai remonté depuis le Boulevard Saint-Michel. Je ne connaissais ce coutelier. J’ai pensé à Urli, il serait entré dans l’atelier. Je ne connaissais ce tailleur de jeans. À noter. Un bonjour à la boutique de Philippe Model, une déambulation parmi leurs dernières trouvailles. Ensuite, à côté, inévitablement, prendre un bouquet chez Stanislas, des roses cette fois, et suis rentrée.
Aujourd’hui, j’ai respiré de la beauté. Y’en avait tout partout.

*

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