Je vois cette publicité pour la Sologne qui passe à l’écran. Elle me ramène vers un délicieux souvenir avec Urli. J’avais totalement oublié cet épisode.
Donc,
Nous étions partis avec un couple d’amis passer un week-end en Sologne.
Avec Urli nous ne vivions pas encore ensemble. Maman, miraculeusement, avait accepté que je parte là-bas. S’inquiétant dans quelle chambre j’allais dormir dans ce bel hôtel de Beaugency. Avec mon amie, ai-je répondu sûrement un peu trop vite.
Je vous passe les images touristiques. Les achats souvenirs, elles étaient quand même bien belles ces assiettes en faïence bleue… Et nous arrivons à l’hôtel. Première nuit ensemble avec Urli. Première nuit. Nous ne nous connaissions qu’en journée. Ce n’est pas rien une première nuit ensemble.
L’hôtel nous enchante tous les quatre. Un long couloir au parquet bruyant sous nos pas mène aux chambres. Un décor XVIIe qui nous amuse absolument. Une immense fenêtre donne sur la cour intérieure de l’hôtel. Des rideaux de velours d’un rouge très foncé. Carmin. Un immense lit, que nous découvrons avec délice. Pour nous tout ça !!! — J’ai faim !… Savourons notre attente… dit Urli.
SAUF QUE, sauf que, une fois rentrés, une fois dévêtus, une fois glissés dans cet immense lit, une fois nous avoir souri du bonheur d’être ensemble, Urli se mit complètement à paniquer au moindre bruit venant du couloir.
Et si ta mère avait pris le train….
– Mais non voyons, c’est impossible, et je ris de l’invention d’Urli.
Sauf que, sauf que… ça le minait. Notre nuit fut hâchée par ces soubresauts d’écoute soudaine à la moindre voix suspecte, au moindre pas dans le couloir au parquet craquant.
Et je riais, et je riais.

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J’y pense. Il faudra que je raconte un jour notre voyage à Rome, Maman, Urli et moi. Ça vaut bonbon…

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