L’autre matin nous parlions de la liberté avec une amie. Beaucoup me disent maintenant que tu es seule, tu as toute liberté. Pour moi en fait c’est tout le contraire. Je n’avais jamais réfléchi je crois à Suis-je libre ou non ? J’allais de l’avant. Ce n’est qu’à la mort d’Urli que je compris que j’avais, là, à l’instant, perdu l’esprit de liberté. Je ne peux l’exprimer autrement. — J’ai obéi aux injonctions, Sors ! Fais des choses. J’ai fait ceci, cela. Suis allée là et puis là, là-bas, etc… plus je faisais et allais, plus je devenais timorée, refermée. Le vide s’installait. Alors, me suis non pas enfermée dans ma maison de Chatou, malgré les appels des copines, me suis reposée à la maison. Je retrouvais là de cette liberté, cette gaieté, aussi contraire à la raison cela peut-il paraître. De cette ressource me revint peu à peu la force de sortir. J’ai en moi, non pas une liberté chatoyante multicolore vibrante exubérante, non, une liberté à ma mesure. Une liberté qui connaît mon corps ma tête mes aptitudes, qui joue merveilleusement bien à me surprendre. Là… Va là !

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