Elle vous tombe dessus quand vous apprenez une nouvelle, concernant une personne à laquelle vous tenez. Cette personne, vous ne la reverrez plus.
Cela implique ne plus la serrer dans vos bras, ne plus partager votre table avec elle, ne plus marcher dans les rues à ses côtés, ne plus éclater de rire ensemble.
Ne plus se respirer. Rien de tragique. Ne pas imaginer maladie désastre drame ou séparation.
Non, juste une absence physique qui se met en place.
Acceptée.
Alors seulement, vous sentez en vous le déferlement de la tendresse.
Rien de mielleux. Une tendresse légère, magnifique.
Une tendresse paysanne pourrait-on même penser.
Une tendresse qui prend son temps. Qui donne de l’air.
Une tendresse partagée qui nous rend heureux, tous les deux.


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