cet air de rien

Anna Urli-Vernenghi

L’essai

Rentrée oblige nous sommes inondés de spots sur toutes ces nouvelles voitures, toutes faites pour nous mener bien loin dans un bonheur partagé.
Si je ne me suis jamais retournée sur une voiture, si jamais je ne fus éblouie par toutes ces marques, j’aimais je le reconnais certains bruits de moteur. Flash back. Flash back… Que faisait Urli quand il voulait essayer une voiture ?
Evidemment il en aimait sûrement les caractéristiques, la ligne, les performances… MAIS, il y avait un critère majeur, ça passe ou ça casse.
Vêtu de son sempiternel Perfecto, Lusitania aux lèvres, il montait vivement dans la voiture du moment et n’avait qu’un seul geste, un seul. Il ne regardait pas son confort, non, il étendait sa main droite vers le siège où je devrais m’asseoir, s’il n’y avait aucune obstruction pour qu’il puisse me tenir la main, que la distance était bonne, le vendeur pouvait espérer la vente.
La première fois qu’il fit cela, comment dire, je fus éblouie. Et intimidée.

*

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  1. Un geste d’une grande délicatesse.

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