cet air de rien

Anna Urli-Vernenghi

Le geste sûr

D’un geste sûr j’ai signé le mandat de mise en vente de l’appartement. Ma maison comme je dis. J’écris ces lignes le lendemain, au bleu du jour. Les fleurs de Stanislas posées sur la table en rotin accompagnent les mains qui tapent sur le clavier du petit Mac. Je les regarde, en copines. Erri dans son panier, commence déjà à ronfler. Pas mis de musique. Fenêtres ouvertes, il fait doux sur Paris, j’entends les pigeons roucouler, les mésanges, les bruits du quotidien de l’immeuble. Je suis parfaitement en paix. Dégagée de tous ces problèmes à venir quand on envisage la recherche d’achat d’un bien. Une amie m’a convaincue. Je vais louer, trouver quelque chose plein de charme, oublier ces tracas de propriétaire. Peut-être pourrai-je rester près du jardin. Je n’en sais rien. Nous verrons bien. Je sais d’évidence que j’avance sur le bon chemin. C’est pas tous les jours qu’ça arrive. J’aime trop ces foutues bifurcations.

Précédent

Le point du chocolat

Suivant

Un gentleman

  1. Bennani Mohamed Abdou

    J’aime bcp cette écriture spontanée qui raconte le quotidien le vécu sans détour ni artifice. Je me rappelle l’ecriture de Proust sans exagération.
    De nombreux propriétaire se débarrassent de leur bien et préfère louer et placer leur capital

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Fièrement propulsé par WordPress & Thème par Anders Norén

%d blogueurs aiment cette page :