cet air de rien

Anna Urli-Vernenghi

L’entité

Donc, Yass, pour revenir à lui, me dit à la fin de la séance : Appelez Marie-Françoise P… Elle retire les entités. Les liens qui entravent. Des années que je voulais rencontrer une femme comme elle. Elle a près de 80 ans en paraît 60. Elle vit en Belgique et va vous faire ça par téléphone. C’est rigolo, ne coûte pas grand chose et ça marche. Je raconte l’histoire à ma voisine l’autre soir lorsqu’elle m’invite pour l’apéro. J’ai déjà entendu parler d’elle, c’est curieux, me dit-elle.
Je laisse donc un message à Marie-Françoise. Qui me rappelle. Une voix douce, calme, musicale. Je lui explique le cas. Très bien dit-elle, je m’en occupe.
Je reçois peu de temps après un sms. Vous avez une entité au 4e étage, dans votre appartement, et Yass a raison, il y a une entité infiltrée en vous, cet homme a mis sciemment son empreinte. Je m’en occupe.
Peu de temps après, un bref sms pour me dire que le nettoyage des deux était fait. — Bon– Le Grand nettoyage de printemps en quelque sorte !
Le ressenti ? Pour l’appartement, c’est impalpable. Par contre, pour l’intérieur du corps, c’est quand même fabuleux. Deux jours après je sens très nettement, sous la taille à gauche, une souplesse retrouvée. Une dureté dont je n’avais pas conscience. Disparue. Je rappelle Marie-Françoise.
Comment savoir si l’entité ne va pas revenir ?
– J’ai bouché tous les accès. Le mental tourbillonnant par contre n’est pas facile à arrêter, mais tu y arriveras.

*

Il devait justement rester une miette tourbillonnante dans la tête.
Figurez-vous qu’hier matin je suis réveillée par un rêve, peu après 3 heures.
Je suis avec Catherine dans le hall d’une gare ou d’un aéroport. Rien ne fonctionne. Il fait très chaud. Tout le monde est assis par terre. Se laisse aller. Se débraille. Je vois l’homme en question, l’entité. Il est seul, assis contre un mur. Visage sans expression. Je vais le rejoindre en avançant à 4 pattes, passant dessus jambes, et bras. J’arrive à lui et lèche son visage comme s’il était un bonbon. Il reste figé. Me prend alors la main ; m’empêche de repartir. C’est le mouvement que je fais pour me dégager qui me réveille.
De bonne humeur. Pas triste du tout.
Libérée, totalement.

*

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  1. Cette entité « horrifique » pourrait faire l’objet d’un scénario mis en scène pour une série de Netflix… (Vincent Cassel est -il disponible ?) 🙂

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