Ça commence souvent par un picotement au bout des doigts, main droite et gauche. Comme une envie illico de se mettre à la machine, l’ouvrir, écrire, écrire. Voir défiler les phrases sur l’écran, comme si on était étranger aux mots s’affichant. Le bruit des touches. La gaieté, toujours présente accompagne cette musicalité. — L’idée semble arriver ensuite, un frôlement cette fois qui, mine de rien, pousse à freiner le rythme des doigts. La réflexion arrive. La remise en cause du premier jet…
Mais ceci est une autre histoire.
Le picotement je ne le retrouve pas avec l’écrit manuscrit des mots sur mes carnets numérotés avec des étiquettes d’école. On reconnaît son écriture. L’encre. Le rythme artisanal. On sait que ça reste.
Souvent tu freines. Éludes. Te restreints.
Ça t’agace, mais ça t’agace à un point cette auto-censure que tu n’arrives pas à déloger !
Foutue éducation….

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