Dans la petite rue où je vis, on trouve un petit café d’habitués, un magasin d’alimentation générale ouverte presque 24/7, de nombreuses boutiques d’antiquaires et deux galeries d’art contemporain. L’une d’entre elles est juste à côté de la porte d’entrée de notre immeuble. Le plus souvent j’y vois des toiles noires et blanches qui ne m’inspirent rien… Mais là… là…. il y eut cette exposition d’Hélène Baril (totalement inconnue de moi). La couleur. Des gouaches en pointillés sur papier de 25 par 35 cms.
Des couleurs d’une douceur captivante. On est à l’aise à regarder ces Fioretti ; référence aux Fioretti de Saint-François d’Assise. Hélène Baril créant son propre personnage : Gropieds (sic).
« Comme dans les contes, les gouaches d’Hélène Baril représentent un monde aux lois arbitraires, un monde avec sa logique propre. Grospieds est un personnage avec une densité imaginaire qui s’est créé au fil du temps, dans la nécessité de constituer un plan pour le dessin et la couleur…. Personnage burlesque et démiurge avec compagnons alliés et ennemis, il pose un espace, peut-être celui du jardin (mais pas de l’Eden), et un temps – le temps qu’il fait, le temps qui se déroule, le temps qui fabrique. Il installe son quotidien, formant ainsi cette série de Fioretti – référence aux Onze Fioretti de Saint-François d’Assise de Roberto Rossellini.
Trois Fioretti m’accompagneront désormais.

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