Donc, l’Automne et la fraîcheur s’installant, je me suggère de rallumer les radiateurs, d’abord dans la salle de bains ; puis ceux en fonte dans les pièces. L’idée, banale, se révèle un parcours initiatique, non achevé à l’heure actuelle.
— Bac + 4 pour la compréhension de la mise en route.
Alors, imaginez-moi devant les petits cadrans aux multiples signes. Je me dis, ne t’accable pas. Touche ici ou là tu verras bien. Que nenni. Froids, ils restent froids les adorables radiateurs qui ne demandent qu’à faire le job. Je me sens tellement sotte devant ces P1, P2, P3, les chiffres qui les accompagnent.
Alors, j’appelle Sami, un géant pakistanais qui était un des ouvriers du chantier. Un adorable. Un Hercule, parlant et écrivant un français sans faute. — Vous inquiétez pas Madame Anna, je vais vous faire ça. — J’adore quand il m’appelle Madame Anna…. Madame… m’y ferai jamais. Suis juste Anna.
Bref, Sami arrive donc. Bonjour, bonjour, un café ? …. Va dans la salle de bains, clique ici et là. Ça commence à chauffer. Vous voyez Madame Anna : + là, – là… OK, je vois.
Ensuite, Sami se couche sous les radiateurs en fonte. Là, l’affaire se complique tant il y a de programmes (incompréhensibles). Je lui dis souhaiter 20° dans la cuisine et 19 ailleurs.
Il s’applique. Ça commence à chauffer, piano piano… La fonte bien sûr. Et il part.
Quelques heures après, le froid est de nouveau en place, partout.
Sami revient le lendemain. Rebelote pour la gymnastique. Rien… Il décide alors d’aller chez Leroy-Merlin pour qu’on lui explique la chose. De mon côté j’essaie de joindre la société italienne. Là encore chou blanc, il faut des codes !
Bref, Venez vite Sami, j’ai un dîner demain…

Vedremmo.

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