Ce dimanche matin, j’ai tout fait bien. La maison sent bon.
Tête lavée, j’écris ces premières lignes face à la fenêtre ouverte de la cuisine ; la vapeur des endives jouant sa partition. Toujours ces musiques de Prince à répétition. C’est lui que je veux écouter en cette fin de matinée. — Cela peut sembler ridicule, mais je me sens comme un papillon sorti de sa chrysalide. Je sais bien que c’est pas la saison, que le terme est galvaudé, mais quoi dire d’autre… Je vois tout neuf. Simple. Evident. Ce que je dois faire et ce que je ne dois plus faire. Il y a quelque chose de nouveau à ce constat, un fluide qui sillonne le corps : la confiance. Elle avait pris le large il y a pas mal de temps. — L’air de rien, l’allure s’en ressent. La gestuelle. Un étranger me voyant ne comprendrait pas ce que j’écris là, une amie la verrait. — J’ai envie de marcher par les rues. De regarder les visages. J’ai envie de m’offrir ces boots noires remarquées l’autre jour. J’ai envie de rentrer parce que j’ai une furieuse envie d’écrire mes bidules. J’ai envie de dire des sornettes. Faire la cuisine. Inviter. J’ai envie de lire. De rester informée. J’ai envie de dire oui, moi qui ai le non à la bouche. — J’ai envie j’ai envie j’ai envie…
Est-ce le résultat de la séance d’hypnose symbolique d’hier avec Anne ? Elle fut exceptionnelle. Toujours remuant ces séances. Ce qui était un problème un souci ne l’est plus. On trouve notre réponse avec la symbolique.
C’est ça.

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